mercredi 17 juin 2009

Gros chien sale

J’flanais su’l’p’tit toit d’garnotte des Lapierre à matin, les yeux à moitié farmés, quand j’ai vu c’t’affaire là arriver: Un hosti d’gros chien dans ‘a cour des Berger. J’suis resté là sans bouger, un gros cinq minutes, avant qu’y’allumes le sans-dessein. Dret quand y m’a vu, y s’est mis à japper. Y’était fâché, lui là. Calvaire qu’c’est fatikant un chien qui jappe. Ça m’tape su’es nerfs, t’as pas idée. J’me suis l’vé su’ mes 4 pattes, ben lent’ment. J’me suis courbé l’dos, j’me suis étiré en shakant un ti peu, j’ai baillé pis j’suis v’nu, pas d’stress, m’installer su’l’top d’la clôture. J’ai caché ma queue en d’ssour, pis j’y’ai ris au museau. Y s'est mis à japper plus fort. «À part de d’ça, tu pue donc ben toé criss!» que j’y’ai envoyé. Pis y puait vraiment là. Y sentait l’chien. Quand y’a entendu ça, ça l’a enragé encore plus; y’a commencé à grogner, pis à m’montrer ses crocs. Là j’y ai dit : « T’as des belles dents mon toutou, mais, t’es un gros chien sale pareil!» avec mon p’tit air sarcastique qui plait tant. J’ai pas besoin d’te dire que les fils s’sont touchés. Toutou y’a commencé à frapper su’a clôture, avec ses pattes de d’vant; Ça a brassé pas mal. J’m’en attendais pas; mes deux pattes arrières ont glissés du côté d’la cour à Fido; mon cœur à fait trois tours. «Nooooooooon!», qu’ça a fait dans ma p’tit’tête. J’ai vraiment eu peur. Heureusement qu’j’ai encore mes griffes. J’ai just’eu l’temps d’les sortir pour m’agripper à ‘a clôture de bois. J’ai donné un coup d’fesses, pis j’suis r’monter d’une shot. Ouf! Y’étais moins une. J’ai pas pris d’chance pis j’suis r’tourné su’ mon toit. Après, Je l’ai r’gardé pis j’y’ai fait ma face de vilain-qui-va-t’en-crisser-une-quand-t’aura-l’dos-tourné-gros-chien-sale; y’a continué à s’faire aller la yeule. «C’est ça : bla, bla, bla» que j’y’ai dit. Finalement, j’tais pas mal tanné de l’entendre gueuler comme un perdu, fa que j’suis aller taquiner la minoune des Ledoux et j’ai dormi dans shed tout l’reste de la journée. Là j’te laisse, parc’que j’ai faim en criss. Mais j’me promets de l’faire chier en masse, dans les prochains jours…

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