Affichage des articles dont le libellé est M. Trash. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est M. Trash. Afficher tous les articles

dimanche 19 mai 2013

M. Trash à l'Aubainerie


Ce matin, j’suis sortie d’chez-nous, à reculons, pour aller faire ce que j’suis supposé faire depuis un bon boutte. J’suis sortie pour aller m’acheter du linge, des hosties d’guenilles. J’ai pas vraiment le choix, sinon, quoi? J’passe l’été en jeans? 

J’suis sortie d’chez-nous sur l’avenue des Écureuils Fous. J’suis descendu jusqu’à Rosemont pour voir la 197 me passer drette dans ‘a face, câlisse. Fuck off, je revire de bord, à été mon premier réflexe. Ben non, j’vais marcher jusqu’à Pape-Pineau. J’check sur l’horaire, elle passe dans 5 minutes. Je m’allume une cloppe, pis je texte des niaiseries à Paquet-d’Nerfs. Elle me dit d’arrêter de chiâler. J’lui dis qu’j’chiale pas wèyons, chu pas d’même, moi le grand jovialiste. 

L’étaubus arrive, je m’y ensardine, pis pas longtemps après je descends, à Mont-Royal. Avant d’rentrer dans l’magasin, j’prends un grand respire.  Pis je m’y engouffre, Ça va ben aller, j’suis capable, go, go, go! 

J’m’en vais direct dans la section des hommes, j’sais c’est où. J’arrive dans la section des bas; pas besoin. Les boxers; pas besoin. Les t-shirts; vite criss. J’fouille, j’fouille; gris, bleu foncé, noir, brun… L’efféminé pauvre, de service, d’la place, me regarde et me demande :
-         j’peux tu vous aider?
-         Oui, que j’réponds, tu peux sûrement nous aider. T’as-tu d’autres gaminets (sti) ailleurs? Y’a trop d’couleurs icitte. Non, mais quelle panoplie.
-         Non, toute est là, qu’il me répond, l’air de penser que je lui fais perdre son temps.
-         Ah ben coudonc, j’vais être foncé encore c’t’année.
Finalement j’me dis : «j’vais y aller varié : un gris, un noir pis un bleu foncé» Première mission réussie. 

J’m’en vais dans les autres rangées, j’ai besoin de shorts et de jeans. Non... Non... Ark…. Je capote. Wère si j’va porter ça sti. J’ai tu d’l’air d’un hawaïen sacrament?». Y’a pas quelque chose de plus ordinaire, je m’habille pas pour flasher; j’flashe déjà assez d’même avec mes 6 pieds 6. Finalement, j’arrive dans l’rayon des loosers des guenilles qui ont pas trop évolué depuis l’année passée, ni depuis la précédente d’ailleurs. J’prends une paire de 34 de ceux-ci, pis un paire de 32 de ceux-là. 

J’arrive à l’essayage, je fous ça sur le comptoir de la grande girafe qui sourit tellement trop à force qu’elle est contente de servir des BS comme moi. 2 morceaux; elle me donne mon ticket, la 5, j’y vais et je fais ce que j’ai à faire. Je reviens au comptoir, rhabillé avec mes vieilles fringues. Je lui d’mande :
-         Veux-tu ben m’dire, câlisse, pourquoi les hosties d’fabriquants d’linge utilisent pas la même unité d’mesure? Les 34, j’flotte dedans, pis les 32 m’pètent su’l’dos, on dirait chu né d’dans
-         C’est toujours comme ça, qu’elle me dit avec son sourire à 76 dents.
Si quelque chose a toujours été d’la marde, ça doit tu nécessairement rester d’même… 

Je retourne dans les allées et j’en prends 6 paires de chaque; je ne me ferai pas avoir deux fois. J’attrape aussi deux paires de jeans, au hasard. S’ils ne font pas, j’extrapolerai pour le bon ‘’size’’, là j’pu capab’. Arrivé à l’essayage, prise 2, elle trouve ça drôle la grande perche, et elle me donne mon coupon qu’elle a écrit à la main, parce qu’elle a pas de chiffres qui vont jusqu’à 14. 

Elle me dit: Bon essayage. Wèyons câlisse, qu’est-c’est ça? Y’a tu que’qu’un qui va m’faire une pipe dans ‘a cabine? Ou y’a tu un panini qui m’attends? Pis, lâchez-moé avec vos hosties d’panini. En tout cas, j’essaye, j’essaye, et dans le tas, il y a ce qui fite, pis qui va faire la job. J’vais pouvoir enfin crisser mon camp. 

Je retourne au comptoir. Elle me demande :
-         Alors, c’est à votre goût? Avec son sourire à 92 dents
-         Oui, oui, enfin, que je réponds, pressé de décâlisser.
-         Fantastique
-         Merveilleux que je lui dis avec ma face de beu et je regarde au ciel. 

Finalement, chargé comme un mulet, je me dirige vers les caisses. J’y arrive et me rends compte que les huit caisses ont des pancartes écrites caisses suivantes. Je regarde la fille, démuni, et je lui demande : «Qu’est-ce j’fais?» Elle m’envoie au français qui ne m’adresse aucunement la parole sauf pour me donner le montant total de la facture. «Heille, lui je l’aime» que je me dis. 

Pis, j’suis sortie. Qu’est-ce tu veux qu’je dise de plus?

lundi 22 février 2010

M. Trash au Dépanneur

J’allais au dépanneur pour faire le plein de Pepsi, d’Oh Henry, de Jos-Louis, pis de plein d’autres hosties de cochonneries. J’m’en venais sur le trottoir à vitesse-février, lorsque j’ai rejoins deux petites madames. Tu sais, le genre de matantes un peu slomos qui, soient vont me faire niaiser jusqu’au coin en me bloquant le passage de leurs gros culs qui prennent toute la largeur du trottoir, soient vont complètement arrêter et se tasser en me faisant un sourire forcé qui devrait évoquer la gentillesse, mais qui en fait démontrerais leur peur de tout. Ben, c’est ça, c’était le genre de bonnefemmes qui devrait aller habiter à Hérouxville. Bref, elles ont choisit la deuxième option : la soumission et le sourire béât. Peux-pas juste te tasser et passer inaperçue, grosse crisse, que je lui disais dans ma tête en les doublant. Ça m’a mis en criss

Arrivé au dépanneur, j’me prends un petit paquet de rolaids et j’attends que la fille en avant finisse sa transaction avec la caissière.
- Un paquet de cigarettes, dit-elle
- Quelle sorte? demande évidemment la caissière
- Viceroy
- Quelle couleur? demande la trop patiente caissière
- Bleu. Non, rouge, rouge.
- Régulier ou King Size?
Je retiens ma main droite avec ma gauche. Non mais hostie d’épaisse. La caissière a-tu l’air d’avoir une boule de cristal sur son comptoir? Abouties câlisse. Le gars qui l’accompagne, en grand insignifiant, comme commentaire, n’a pu trouver mieux que : «il faut un code a c’t’heure pour acheter des cigarettes». Criss de tata; comme il en a toujours été, il faut juste que tu dises clairement à la madame ce que tu veux. Lui aussi, j’ai le goût de lui en péter une, envie de les prendre par la tête, lui et sa tache, et de leur faire un koko-bonsse. Finalement, la caissière swape la carte de crédit de la fumeuse.
- Ça marche pas, entend-on à travers la vitre aussi blindée que les lunettes de la caissière qui se retrouve derrière
- Essaie celle-là d’abord, lui réponds l’autre en tendant sa carte de crédit par la fente d’en-dessous.
Re-swap, re-non.
- Autorisation refusée, que lui spécifie la dame aux fonds de bouteilles.
- Voyons ça s’peut pas, elle marchait la semaine passée, insiste celle qui commence à m’faire chier solide.
Criss, la mienne, ma carte, a marchait aussi il y a dix minutes avant que je vide le compte, mais là a marche pu, c’tu bizarre.
M’a t’la l’vé ta jupe, pis m’a t’la rentrer tellement creux pis d’une shot, dret icit, devant ton chum pis ‘a bonne-femme, tu créras même pas à ça, si tu t’grouille pas tabarnak, que je me dis en commençant à me dandiner. La conne a fini par le sortir son screaning et l’affaire était conclus. Après un «scusez» forcé de la part de la tortue, j’ai pu enfin m’avancer au comptoir et rassurer tout le monde de mon «paquet de 20 Accord king size rouge» Je suis quasiment ressorti du dépanneur avant le couple d’imbéciles et j’ai pris Rosemont en restant du côté du pub.

Sur la terrasse chauffée du pub, j’aperçois les deux brosseux du cirque : Inintéressant comme ça s’peut pas. Un peu plus loin, entre les sapins d’hiver qui protège du vent, je distingue M. Jokes-plates-fatikant-2-d’quotien-dégage-hosti pis le frenchie qui pleure sa douce depuis maintenant quoi? 8-10 mois. Beurk. J’me dis que j’ai peut-être une chance en-dedans. J’ouvre la porte, j’entre un pied et je me rends compte qu’a part M-A qui fait son mot croisé, il n’y a pas un chat dans la place. Je rappelle ma jambe à l’ordre et je traverse vers mon nid.

Je met ma tv a muchloud et là je tombe merveilleusement bien. Enfin quelque chose pour relaxer. Même toi mon’oncle ti-guy ça va te relaxer

http://www.youtube.com/watch?v=32Q4x112dAU