jeudi 2 juillet 2015

J'ai soif

Rayon de Vénus vacciné, vermifugé, lumière improbable, se faufilant par une slot à 30 sous
Visage illuminé du monstre à deux piastres et demi, perdu entre huit cents chiens, chats, vis de démontage, sur l'étal du temps.
Mirage à lunettes et absence de menu, orange austère fignolant la matière brutale indestructriste.
J'ai soif

Pour une poignée de trèfles à trois feuilles, échanger son âme contre un peu de malchance ou l'arracher à la terre ou à la mère.
S'en aller ailleurs où rien ne pousse, là où l'écureuil craque pour toi mon coco.
Le Goéland crie à s'époumoner pour éloigner ceux de son espèce, il leur donne le signal de s'en venir belliqueux et beaux.
Paradoxe de pains et de jeux de société blasée au fond d'un baril de pétrole vert et de torture réglementée, criss.

Amianté de la tête aux genoux et marchant sur les braises bleues d'une histoire inventée par les abeilles de ma science et dont le miel m'accélère en nanoparticule dans le seul temple que je connaisse.
J'ai soif

Pour un truck loadé d'engrais amincissant, à la petite cuiller, saupoudrer les champs de mine de la matière douce achetée en gros chez Costco.
Devenir jardinier du désert, s'évertuer à faire pousser l'envers du miracle à l'endroit.
Sens unique, cul-de-sac-à-pied-de-poule-morte-en-l'an-quarante, s'en donner à coeur-peine pour faire le contraire encore.
Équinoxe d'électron amidonné allant à ravir jusqu'à la moindre étincelle de splendeur falsifiée dans un système fermé.

Le risque en valait l'ampoule sur mes pieds nus comme un verre, comme un grain de sable, petite roche d'adrénaline carbonisée, venue d'ailleurs, je ne sais rien.
J'ai soif

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