Rayon de Vénus vacciné, vermifugé,
lumière improbable, se faufilant par une slot à 30 sous
Visage illuminé du monstre à deux
piastres et demi, perdu entre huit cents chiens, chats, vis de
démontage, sur l'étal du temps.
Mirage à lunettes et absence de menu,
orange austère fignolant la matière brutale indestructriste.
J'ai soif
Pour une poignée de trèfles à trois
feuilles, échanger son âme contre un peu de malchance ou l'arracher
à la terre ou à la mère.
S'en aller ailleurs où rien ne pousse,
là où l'écureuil craque pour toi mon coco.
Le Goéland crie à s'époumoner pour
éloigner ceux de son espèce, il leur donne le signal de s'en venir
belliqueux et beaux.
Paradoxe de pains et de jeux de société
blasée au fond d'un baril de pétrole vert et de torture
réglementée, criss.
Amianté de la tête aux genoux et
marchant sur les braises bleues d'une histoire inventée par les
abeilles de ma science et dont le miel m'accélère en nanoparticule
dans le seul temple que je connaisse.
J'ai soif
Pour un truck loadé d'engrais
amincissant, à la petite cuiller, saupoudrer les champs de mine de
la matière douce achetée en gros chez Costco.
Devenir jardinier du désert,
s'évertuer à faire pousser l'envers du miracle à l'endroit.
Sens unique,
cul-de-sac-à-pied-de-poule-morte-en-l'an-quarante, s'en donner à
coeur-peine pour faire le contraire encore.
Équinoxe d'électron amidonné allant
à ravir jusqu'à la moindre étincelle de splendeur falsifiée dans
un système fermé.
Le risque en valait l'ampoule sur mes
pieds nus comme un verre, comme un grain de sable, petite roche
d'adrénaline carbonisée, venue d'ailleurs, je ne sais rien.
J'ai soif
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