Ça y est. Ça m’reprend. Faut qu’ça sorte. Je sais pas quoi au juste, mais ça me démange. Ce sont mes doigts qui m’indiquent que c’est l’temps. J’clique sur Word, j’m’allume une cigarette, j’en prends une poffe, j’clique sur ``nouveau document`` puis sur ``enregistrer sous``, j’me rétracte, je n’ai aucune idée du contenu de ce document en devenir. J’voyage pas dans le temps quand même. J’commence à taper en décrivant le processus qui m’amène à cet endroit précis de votre lecture. C’est maintenant qu’on se rejoint, à ce moment précis. Vous êtes en même temps que moi, vous êtes présent. Je sais pas quel heure y’est chez vous, mais maintenant n’est-il pas maintenant? À cette seconde vous lisez précisément ce que j’écris à l’instant, y’a personne qui va pouvoir me dire le contraire.
Einstein avait oublié cette donnée dans ces calculs; la cinquième dimension en quelque sorte; l’imagination. Le voyage dans le temps est bel et bien possible. Oubliez ça 300 000 mètres/secondes, ce ne sont que des limites physiques et temporels. Votre esprit est plus rapide que la lumière, plus véloce que l’instant même. Vous pensez 300 000 images/secondes On se rejoint quand vous voulez, ce ne sera toujours que maintenant. Bon, ou est-ce que je m’en vais avec ça? Aucune criss d’idée.
Vous autres, avant de lire ça, qu’est-ce que vous faisiez? Vous mangiez, vous chiier? Vous regardiez la télé? Vous reveniez de travailler? Ça change rien. Quant à ce que vous allez faire après, on s’en sacre. En ce moment, vous êtes maintenant. Je dois être clairvoyant pour faire une telle affirmation en étant si confiant de sa véracité. Je ne peux me tromper. Avant, après, sont des concepts abstraits quand on creuse la question. Ces deux états n’existent pas. Y’a que maintenant qui est réel.
Maintenant c’est éternel. Ce sera toujours maintenant peu importe quand, comme ça l’a toujours été. Je peux le dire à l’infini et ce sera toujours pertinent. Maintenant c’est maintenant c’est maintenant c’est maintenant, c’est pas demain, c’est pas hier, c’est maintenant. Demain c’est maintenant; hier c’est pas demain, c’est maintenant.
Maintenant, main tenant ou en anglais : locataire principal !? Main tenant une cigarette, main tenant le temps, maintenant le souffle de vie inconditionnellement. Maintenant, dret là là.
Perdez pas votre temps, maintenant je vous quittes.
lundi 2 août 2010
dimanche 1 août 2010
Les étoiles
Faut que j’arrête de penser qu’un rendez-vous, qu’une soirée équivalent au mariage.
Faut que l’hypothétique cesse d’être, comme un moustique, une menace que nécessairement ça pique.
Elle me tend les bras. Qu’est-ce qui m’empêche d’aller m’y blottir? La peur d’y rester coller sans doute, la crainte d’avoir trouver peut-être
Elle me cherche, je me cache. Elle m’appelle, je tends l’oreille à l’autre qui est muette. Elle me fait signe, je détourne les yeux vers l’autre qui se cache.
Elle est disponible et disposée, l’autre est disparate et disparue.
Moi, mes pensées demeurent dispersées et disproportionnées; j’ai tellement peur de perdre quelque chose de précieux; je dis quelque chose parce qu’au fond je n’ai même aucune idée de ce que je pourrais perdre, ma solitude peut-être ou ma liberté ou mon égoïsme.
J’aimerais ça pouvoir me dire que oui c’est elle, mais c’est plus facile de me dire que ce n’est peut-être pas elle. Un pied dans l’eau et l’autre sur le sable, je me tiens entre le désert et la mer. C’est vraiment épais de penser que je peux être à la fois bédouin et marin. Les dunes m’attirent, mais les oasis s’y font rares. Les vagues m’émerveillent, mais la tempête, là-bas; devrais-je me battre?
Traverser le désert, ou braver l’océan? Ou escalader la montagne? Ou m’envoler vers la lune, les étoiles…Oui les étoiles…C’est pour ça…
Faut que l’hypothétique cesse d’être, comme un moustique, une menace que nécessairement ça pique.
Elle me tend les bras. Qu’est-ce qui m’empêche d’aller m’y blottir? La peur d’y rester coller sans doute, la crainte d’avoir trouver peut-être
Elle me cherche, je me cache. Elle m’appelle, je tends l’oreille à l’autre qui est muette. Elle me fait signe, je détourne les yeux vers l’autre qui se cache.
Elle est disponible et disposée, l’autre est disparate et disparue.
Moi, mes pensées demeurent dispersées et disproportionnées; j’ai tellement peur de perdre quelque chose de précieux; je dis quelque chose parce qu’au fond je n’ai même aucune idée de ce que je pourrais perdre, ma solitude peut-être ou ma liberté ou mon égoïsme.
J’aimerais ça pouvoir me dire que oui c’est elle, mais c’est plus facile de me dire que ce n’est peut-être pas elle. Un pied dans l’eau et l’autre sur le sable, je me tiens entre le désert et la mer. C’est vraiment épais de penser que je peux être à la fois bédouin et marin. Les dunes m’attirent, mais les oasis s’y font rares. Les vagues m’émerveillent, mais la tempête, là-bas; devrais-je me battre?
Traverser le désert, ou braver l’océan? Ou escalader la montagne? Ou m’envoler vers la lune, les étoiles…Oui les étoiles…C’est pour ça…
Les amis Facebook
FACEBOOK – 65 AMIS
À E. 26 juillet, à 19:03
Quand est-ce qu’on déjeune ou qu’on dîne ou qu’on soupe?
À E. 28 juillet, à 19:07
Non?
De E. 29 juillet, à 10:32
Avec plaisir je suis toujours en congé, pas toujours dans le coin mais souvent alors quand ?
À E. 30 juillet, à 13:05
Qu’est-ce que tu dirais de te délecter de ma légendaire pizza ce soir?
De E. 30 juillet, à 16:26
Ce soir je ne peux pas, alors quand ?
À E. 30 juillet, à 19:50
Je serai tenté de te dire: quand tu veux. Parce que sérieusement, d’ici à mercredi j’ai rien de booké solide. Alors que dirais tu de demain ?
À E. 30 juillet, à 19:55
C’est quand que ça t’adonnerait le mieux E. ?
À E. 1er août, à 12:08
Qu’est-ce que tu dirais du 24 janvier 2073 ?
À E. 1er août, à 16:00 (6 jours plus tard)
Fuck off !
FACEBOOK – 64 AMIS
À E. 26 juillet, à 19:03
Quand est-ce qu’on déjeune ou qu’on dîne ou qu’on soupe?
À E. 28 juillet, à 19:07
Non?
De E. 29 juillet, à 10:32
Avec plaisir je suis toujours en congé, pas toujours dans le coin mais souvent alors quand ?
À E. 30 juillet, à 13:05
Qu’est-ce que tu dirais de te délecter de ma légendaire pizza ce soir?
De E. 30 juillet, à 16:26
Ce soir je ne peux pas, alors quand ?
À E. 30 juillet, à 19:50
Je serai tenté de te dire: quand tu veux. Parce que sérieusement, d’ici à mercredi j’ai rien de booké solide. Alors que dirais tu de demain ?
À E. 30 juillet, à 19:55
C’est quand que ça t’adonnerait le mieux E. ?
À E. 1er août, à 12:08
Qu’est-ce que tu dirais du 24 janvier 2073 ?
À E. 1er août, à 16:00 (6 jours plus tard)
Fuck off !
FACEBOOK – 64 AMIS
jeudi 25 février 2010
Moi, Elle
C’est moi cette fois, juste moi. C’était moi avant aussi, mais je croyais que c’était elle. Elle ne me faisait pas croire que c’était elle, non, c’était moi, pas elle. Moi et elle c’était moi. Pour elle, c’était moi, pas elle, c’était moi, juste moi. Maintenant, je sais que ce n’était pas elle, mais elle, est-ce elle? Est-ce moi? Oui ce ne doit être que moi. Ça ne peut être elle, je n’y crois pas. C’est moi, juste moi
lundi 22 février 2010
M. Trash au Dépanneur
J’allais au dépanneur pour faire le plein de Pepsi, d’Oh Henry, de Jos-Louis, pis de plein d’autres hosties de cochonneries. J’m’en venais sur le trottoir à vitesse-février, lorsque j’ai rejoins deux petites madames. Tu sais, le genre de matantes un peu slomos qui, soient vont me faire niaiser jusqu’au coin en me bloquant le passage de leurs gros culs qui prennent toute la largeur du trottoir, soient vont complètement arrêter et se tasser en me faisant un sourire forcé qui devrait évoquer la gentillesse, mais qui en fait démontrerais leur peur de tout. Ben, c’est ça, c’était le genre de bonnefemmes qui devrait aller habiter à Hérouxville. Bref, elles ont choisit la deuxième option : la soumission et le sourire béât. Peux-pas juste te tasser et passer inaperçue, grosse crisse, que je lui disais dans ma tête en les doublant. Ça m’a mis en criss
Arrivé au dépanneur, j’me prends un petit paquet de rolaids et j’attends que la fille en avant finisse sa transaction avec la caissière.
- Un paquet de cigarettes, dit-elle
- Quelle sorte? demande évidemment la caissière
- Viceroy
- Quelle couleur? demande la trop patiente caissière
- Bleu. Non, rouge, rouge.
- Régulier ou King Size?
Je retiens ma main droite avec ma gauche. Non mais hostie d’épaisse. La caissière a-tu l’air d’avoir une boule de cristal sur son comptoir? Abouties câlisse. Le gars qui l’accompagne, en grand insignifiant, comme commentaire, n’a pu trouver mieux que : «il faut un code a c’t’heure pour acheter des cigarettes». Criss de tata; comme il en a toujours été, il faut juste que tu dises clairement à la madame ce que tu veux. Lui aussi, j’ai le goût de lui en péter une, envie de les prendre par la tête, lui et sa tache, et de leur faire un koko-bonsse. Finalement, la caissière swape la carte de crédit de la fumeuse.
- Ça marche pas, entend-on à travers la vitre aussi blindée que les lunettes de la caissière qui se retrouve derrière
- Essaie celle-là d’abord, lui réponds l’autre en tendant sa carte de crédit par la fente d’en-dessous.
Re-swap, re-non.
- Autorisation refusée, que lui spécifie la dame aux fonds de bouteilles.
- Voyons ça s’peut pas, elle marchait la semaine passée, insiste celle qui commence à m’faire chier solide.
Criss, la mienne, ma carte, a marchait aussi il y a dix minutes avant que je vide le compte, mais là a marche pu, c’tu bizarre.
M’a t’la l’vé ta jupe, pis m’a t’la rentrer tellement creux pis d’une shot, dret icit, devant ton chum pis ‘a bonne-femme, tu créras même pas à ça, si tu t’grouille pas tabarnak, que je me dis en commençant à me dandiner. La conne a fini par le sortir son screaning et l’affaire était conclus. Après un «scusez» forcé de la part de la tortue, j’ai pu enfin m’avancer au comptoir et rassurer tout le monde de mon «paquet de 20 Accord king size rouge» Je suis quasiment ressorti du dépanneur avant le couple d’imbéciles et j’ai pris Rosemont en restant du côté du pub.
Sur la terrasse chauffée du pub, j’aperçois les deux brosseux du cirque : Inintéressant comme ça s’peut pas. Un peu plus loin, entre les sapins d’hiver qui protège du vent, je distingue M. Jokes-plates-fatikant-2-d’quotien-dégage-hosti pis le frenchie qui pleure sa douce depuis maintenant quoi? 8-10 mois. Beurk. J’me dis que j’ai peut-être une chance en-dedans. J’ouvre la porte, j’entre un pied et je me rends compte qu’a part M-A qui fait son mot croisé, il n’y a pas un chat dans la place. Je rappelle ma jambe à l’ordre et je traverse vers mon nid.
Je met ma tv a muchloud et là je tombe merveilleusement bien. Enfin quelque chose pour relaxer. Même toi mon’oncle ti-guy ça va te relaxer
http://www.youtube.com/watch?v=32Q4x112dAU
Arrivé au dépanneur, j’me prends un petit paquet de rolaids et j’attends que la fille en avant finisse sa transaction avec la caissière.
- Un paquet de cigarettes, dit-elle
- Quelle sorte? demande évidemment la caissière
- Viceroy
- Quelle couleur? demande la trop patiente caissière
- Bleu. Non, rouge, rouge.
- Régulier ou King Size?
Je retiens ma main droite avec ma gauche. Non mais hostie d’épaisse. La caissière a-tu l’air d’avoir une boule de cristal sur son comptoir? Abouties câlisse. Le gars qui l’accompagne, en grand insignifiant, comme commentaire, n’a pu trouver mieux que : «il faut un code a c’t’heure pour acheter des cigarettes». Criss de tata; comme il en a toujours été, il faut juste que tu dises clairement à la madame ce que tu veux. Lui aussi, j’ai le goût de lui en péter une, envie de les prendre par la tête, lui et sa tache, et de leur faire un koko-bonsse. Finalement, la caissière swape la carte de crédit de la fumeuse.
- Ça marche pas, entend-on à travers la vitre aussi blindée que les lunettes de la caissière qui se retrouve derrière
- Essaie celle-là d’abord, lui réponds l’autre en tendant sa carte de crédit par la fente d’en-dessous.
Re-swap, re-non.
- Autorisation refusée, que lui spécifie la dame aux fonds de bouteilles.
- Voyons ça s’peut pas, elle marchait la semaine passée, insiste celle qui commence à m’faire chier solide.
Criss, la mienne, ma carte, a marchait aussi il y a dix minutes avant que je vide le compte, mais là a marche pu, c’tu bizarre.
M’a t’la l’vé ta jupe, pis m’a t’la rentrer tellement creux pis d’une shot, dret icit, devant ton chum pis ‘a bonne-femme, tu créras même pas à ça, si tu t’grouille pas tabarnak, que je me dis en commençant à me dandiner. La conne a fini par le sortir son screaning et l’affaire était conclus. Après un «scusez» forcé de la part de la tortue, j’ai pu enfin m’avancer au comptoir et rassurer tout le monde de mon «paquet de 20 Accord king size rouge» Je suis quasiment ressorti du dépanneur avant le couple d’imbéciles et j’ai pris Rosemont en restant du côté du pub.
Sur la terrasse chauffée du pub, j’aperçois les deux brosseux du cirque : Inintéressant comme ça s’peut pas. Un peu plus loin, entre les sapins d’hiver qui protège du vent, je distingue M. Jokes-plates-fatikant-2-d’quotien-dégage-hosti pis le frenchie qui pleure sa douce depuis maintenant quoi? 8-10 mois. Beurk. J’me dis que j’ai peut-être une chance en-dedans. J’ouvre la porte, j’entre un pied et je me rends compte qu’a part M-A qui fait son mot croisé, il n’y a pas un chat dans la place. Je rappelle ma jambe à l’ordre et je traverse vers mon nid.
Je met ma tv a muchloud et là je tombe merveilleusement bien. Enfin quelque chose pour relaxer. Même toi mon’oncle ti-guy ça va te relaxer
http://www.youtube.com/watch?v=32Q4x112dAU
dimanche 15 novembre 2009
Les plantes
Quand je me suis finalement levé de mon lit ce matin, je me sentais étrange. Tout était aussi brumeux que ce l’était depuis les trois ou quatre derniers matins. Je ne m’en fais pas trop avec ça; le pharmacien m’avait soigneusement mis en garde sur les effets de ce médicament : champix (un médicament pour cesser de fumer). Ce composé chimique à, entre autres effets secondaires possibles, le fâcheux attribut de vous empêcher d’atteindre un sommeil profond. Donc, quelque part entre le sommeil paradoxal et le sommeil léger, j’erre la nuit durant dans un monde de rêves et parfois, aussi, de cauchemars. Vous imaginez, lorsque vous vous réveillez tout de suite après un rêve, comment vous vous sentez? Eh bien appliquez cela à une nuit entière, passant d’un songe à l’autre. Je sens vraiment le sol sous mes pieds qu’après deux ou trois heures d’éveil. Mais, ce n’est pas désagréable au fond, au contraire, je trouve cela plutôt calmant d’essayer de trouver un sens à ses rêveries.
Un des rêves que j’ai fait cette nuit se déroulait dans un environnement d’où les rayons du soleil étaient absents, j’étais dans un monde gris et poussiéreux, et c’est tout ce dont je me souviens. Si je dis cela c’est que la première chose que j’ai eu envie de faire ce matin, c’était d’aller chez le marchand de plantes pour me procurer un petit arbre; j’imagine qu’il doit y avoir un lien. Donc, après ma dernière cigarette de matin (ma date choisie pour arrêter de fumer est demain), je me suis habillé à la va vite et suis allé ouvrir la porte du frigidaire pour me donner des idées pour le déjeuner. Ça allait être simple ce matin : toasts au beurre de pinotte, quelques clémentines, activia au pêches et un grand verre de lait; tout ça pas de niaisage que je me suis dit. J’ai allumé le rond de poèle pour les toasts, parce que les toasts c’est bien meilleur cuit sur un cintre que dans un toaster, et j’ai commencé à peler mes clémentines en scrutant la seule plante de mon appartement. J’ai vraiment pensé que je l’avait échappé celle-là et qu’il faudrait faire le nécessaire dès aujourd’hui; une plante à moitié morte, c’est pire que pas de plante du tout, c’est trop lugubre. J’ai donc, en beurrant mes toasts, résolu que je devrais aussi redonner vie à cette plante en la repotant (je ne sais si cela se dit, mais je suis certain que vous en comprenez le sens). J’ai fini de bouffer en essayant de donner un sens aux images nocturnes qui demeuraient à la surface de mon conscient; aux ours, aux filles nues, aux maisons inconnues...
Ensuite, après avoir enfilé mes souliers de police shinés et mon coat d’hiver, je suis sorti, l’air nonchalant, pour aller chez ce marchand, asiatique, de plantes que j’avais remarqué dernièrement. Il est juste à côté de l’endroit où il y avait un épicier métro quand j’étais gamin au coin de Delorimier et Rosemont. Je me souviendrai toujours de ce métro; c’est là où, à l’âge de cinq ou six ans, j’avais échappé une grosse chaudière en verre, de je ne sais trop combien de kilos, de beurre de pinotte d’ourson. Ma mère m’avait dit de ne pas y toucher, que c’était trop lourd, mais moi, je les aimais les oursons. Quand j’ai voulu transférer la chaudière de la tablette à notre carrosse, elle m’a glissé des mains et c’est fracassé sur le plancher de tuile et le contenant à volé en éclat pendant que le contenu gardait plus ou moins sa forme initiale même sur le sol. Je me souviens avoir pleuré comme une madeleine; c’est tout ce que je pouvais faire de toute façon; ça m’a marqué. En me remémorant cet épisode, je suis donc entré chez le marchand de plantes et ai commencé à faire le tour; il n’y avait pas grand-chose à part un arbre un peu sans feuilles d’un côté que la dame asiatique voulait me laisser pour quinze piastres. J’ai acheté sans rien dire de plus, puisque la dame n’aurait pas compris un traitre mot de toute façon, et je suis ressorti avec mon arbre sur les bras.
En revenant, je me suis arrêté à la pharmacie pour me procurer des advils, cette pharmacie, qui était jadis une petite librairie de quartier. Je me suis souvenu que lorsque j’étais gamin et que j’allais à l’école primaire, je m’y arrêtais de temps en temps pour m’acheter des petits livres. Pendant que les autres écoliers s’achetaient des avions en styrofoam ou des casse-geules, moi j’achetais des petits bouquins; «J’en ai tu mangé des coups de pied dans l’cul à cause de ça?» Je ne vous raconte pas. Heureusement, quelques années plus tard, au début du secondaire, je mesurais déjà six pieds et je ne lisais plus, alors c’est moi qui distribuais les pieds au cul. Sur ces pensées, je suis ressorti en ouvrant le pot de pilules et je m’en suis enfilé deux avec la certitude que mon mal de tête serait disparu dans vingt minutes. Sur le chemin du retour, je n’ai pensé à rien, je ne faisais qu’attention à ma plante.
Quand je suis arrivé chez-moi, j’ai tout de suite déballé les sacs de terre qui attendaient depuis hier et je me suis mis les deux mains dedans comme on dit. J’ai fais un nid tout neuf à chacune de mes deux amies du soleil. J’ai dépouillé ma vieille plante de ce qui était mort sur elle et je l’ai replantée dans son nid merveilleux qui la fera resplendir à nouveau. Elle m’a souri et je lui ai rendu sons sourire. Elle sait que je ne la laisserai plus jamais tomber maintenant. Quant à l’arbre, nous avons discuté une bonne heure ensemble; il a essayé de m’expliquer tout ces besoins, mais je n’ai rien compris, alors ce sera à la va-comme-je-te-pousse pour les premiers temps. L’asiatique, m’a dit trois jours. Trois jours quoi? J’imagine que c’est la fréquence d’arrosage. On verra si j’ai le pouce vert.
De la vie dans mon appart….
Un des rêves que j’ai fait cette nuit se déroulait dans un environnement d’où les rayons du soleil étaient absents, j’étais dans un monde gris et poussiéreux, et c’est tout ce dont je me souviens. Si je dis cela c’est que la première chose que j’ai eu envie de faire ce matin, c’était d’aller chez le marchand de plantes pour me procurer un petit arbre; j’imagine qu’il doit y avoir un lien. Donc, après ma dernière cigarette de matin (ma date choisie pour arrêter de fumer est demain), je me suis habillé à la va vite et suis allé ouvrir la porte du frigidaire pour me donner des idées pour le déjeuner. Ça allait être simple ce matin : toasts au beurre de pinotte, quelques clémentines, activia au pêches et un grand verre de lait; tout ça pas de niaisage que je me suis dit. J’ai allumé le rond de poèle pour les toasts, parce que les toasts c’est bien meilleur cuit sur un cintre que dans un toaster, et j’ai commencé à peler mes clémentines en scrutant la seule plante de mon appartement. J’ai vraiment pensé que je l’avait échappé celle-là et qu’il faudrait faire le nécessaire dès aujourd’hui; une plante à moitié morte, c’est pire que pas de plante du tout, c’est trop lugubre. J’ai donc, en beurrant mes toasts, résolu que je devrais aussi redonner vie à cette plante en la repotant (je ne sais si cela se dit, mais je suis certain que vous en comprenez le sens). J’ai fini de bouffer en essayant de donner un sens aux images nocturnes qui demeuraient à la surface de mon conscient; aux ours, aux filles nues, aux maisons inconnues...
Ensuite, après avoir enfilé mes souliers de police shinés et mon coat d’hiver, je suis sorti, l’air nonchalant, pour aller chez ce marchand, asiatique, de plantes que j’avais remarqué dernièrement. Il est juste à côté de l’endroit où il y avait un épicier métro quand j’étais gamin au coin de Delorimier et Rosemont. Je me souviendrai toujours de ce métro; c’est là où, à l’âge de cinq ou six ans, j’avais échappé une grosse chaudière en verre, de je ne sais trop combien de kilos, de beurre de pinotte d’ourson. Ma mère m’avait dit de ne pas y toucher, que c’était trop lourd, mais moi, je les aimais les oursons. Quand j’ai voulu transférer la chaudière de la tablette à notre carrosse, elle m’a glissé des mains et c’est fracassé sur le plancher de tuile et le contenant à volé en éclat pendant que le contenu gardait plus ou moins sa forme initiale même sur le sol. Je me souviens avoir pleuré comme une madeleine; c’est tout ce que je pouvais faire de toute façon; ça m’a marqué. En me remémorant cet épisode, je suis donc entré chez le marchand de plantes et ai commencé à faire le tour; il n’y avait pas grand-chose à part un arbre un peu sans feuilles d’un côté que la dame asiatique voulait me laisser pour quinze piastres. J’ai acheté sans rien dire de plus, puisque la dame n’aurait pas compris un traitre mot de toute façon, et je suis ressorti avec mon arbre sur les bras.
En revenant, je me suis arrêté à la pharmacie pour me procurer des advils, cette pharmacie, qui était jadis une petite librairie de quartier. Je me suis souvenu que lorsque j’étais gamin et que j’allais à l’école primaire, je m’y arrêtais de temps en temps pour m’acheter des petits livres. Pendant que les autres écoliers s’achetaient des avions en styrofoam ou des casse-geules, moi j’achetais des petits bouquins; «J’en ai tu mangé des coups de pied dans l’cul à cause de ça?» Je ne vous raconte pas. Heureusement, quelques années plus tard, au début du secondaire, je mesurais déjà six pieds et je ne lisais plus, alors c’est moi qui distribuais les pieds au cul. Sur ces pensées, je suis ressorti en ouvrant le pot de pilules et je m’en suis enfilé deux avec la certitude que mon mal de tête serait disparu dans vingt minutes. Sur le chemin du retour, je n’ai pensé à rien, je ne faisais qu’attention à ma plante.
Quand je suis arrivé chez-moi, j’ai tout de suite déballé les sacs de terre qui attendaient depuis hier et je me suis mis les deux mains dedans comme on dit. J’ai fais un nid tout neuf à chacune de mes deux amies du soleil. J’ai dépouillé ma vieille plante de ce qui était mort sur elle et je l’ai replantée dans son nid merveilleux qui la fera resplendir à nouveau. Elle m’a souri et je lui ai rendu sons sourire. Elle sait que je ne la laisserai plus jamais tomber maintenant. Quant à l’arbre, nous avons discuté une bonne heure ensemble; il a essayé de m’expliquer tout ces besoins, mais je n’ai rien compris, alors ce sera à la va-comme-je-te-pousse pour les premiers temps. L’asiatique, m’a dit trois jours. Trois jours quoi? J’imagine que c’est la fréquence d’arrosage. On verra si j’ai le pouce vert.
De la vie dans mon appart….
mardi 10 novembre 2009
Les souliers
J’ai des nouveaux souliers. Ce sont des gros souliers noirs; des treize et demi. Pas des gros sabots pour être vu venir. Des gros souliers de police, noirs et brillants. Des souliers d’homme, pas de ceux qui sont à la mode.
On dit que les femmes regardent les souliers que les hommes portent; tant mieux; quand je les approcherai, comme elles regarderont mes souliers, elles ne verront pas ma face, ma face si pleine de la lune qui les empêches de voir mes trippes.
Je porte ces souliers chaque jour. Maintenant qu’ils son cassés, je rentabilise mon investissement. Je suis le contraire d’un homme en complet-cravate portant des espadrilles. Je suis t-shirt-crotté portant des souliers de police «shinés».
Elvis aussi portait des souliers. Je devrais m’acheter des souliers de suède bleu. Je vais disparaître. Pouf! J’aimerais bien croiser Dorothy avec ses souliers de sorcières; Elle ne se pourrait plus. Elle serait flabercastée, elle chierait des tacks la pauvre.
On dit que les femmes regardent les souliers que les hommes portent; tant mieux; quand je les approcherai, comme elles regarderont mes souliers, elles ne verront pas ma face, ma face si pleine de la lune qui les empêches de voir mes trippes.
Je porte ces souliers chaque jour. Maintenant qu’ils son cassés, je rentabilise mon investissement. Je suis le contraire d’un homme en complet-cravate portant des espadrilles. Je suis t-shirt-crotté portant des souliers de police «shinés».
Elvis aussi portait des souliers. Je devrais m’acheter des souliers de suède bleu. Je vais disparaître. Pouf! J’aimerais bien croiser Dorothy avec ses souliers de sorcières; Elle ne se pourrait plus. Elle serait flabercastée, elle chierait des tacks la pauvre.
dimanche 8 novembre 2009
Fucké
Bon là je sais : mes chums vont être en tabarnak. J’avoue que c’est tout un coming-out que je m’apprête à commettre. Non, non, je ne suis pas fif, pas de danger. Je ne suis pas bi, zoophile, nécrophile, cinéphile, ni haltérophile, non. Mais, ils vont être en tabarnak pareil. Conservateur? Même pas. Fan des nordiques-y’était-bon-le-but? Crissement pas. Quoi d’abord? Quoi? Je vais vous le dire. Oui, là tout de suite. Ce ne sera pas trop long. Je rassemble tout mon courage et je prends une grande respiration. Inspire. Expire. Inspire. Expire. Voilà, c’est beaucoup mieux. C’est que, voyez-vous, c’est difficile de vous faire cette confession. Ce n’est pas comme si je vous avouais candidement que je mange mes crottes de nez. Non, c’est bien pire. J’espère que vous garderez pour vous seul ce que j’étale ici ce soir. Ne le dites pas à mes chums; ils vont être en tabarnak.
Je vous l’avoue ici ce soir, oui. Chaque nuit que Dieu nous apporte, j’écoute du ABBA pour m’endormir. Si je n’ai pas d’ABBA, je ne dors pas. Fucké hein? Je ferme les lumières, je me mets sous la couverture et j’appuie sur le bouton play de mon magnétophone que je cache sous mon lit. Et là, jusqu’à ce que je m’endorme, je fais du lipsink, les yeux fermés avec les faces et tout. Fucké hein? Sinon, la seule chose qui peut se substituer à ABBA avant le dodo c’est une pipe. Quand, avec la fille, c’est un trip d’un soir, ça va, mais quand tu veux t’engager à long terme ce n’est pas facile je vous jure. Dire que j’aime ABBA ou me faire faire une pipe; le choix est extrêmement difficile après quelques mois d’une relation. Finalement, je me sacrifie et j’y vais encore pour la pipe parce que je veux épargner ma compagne. Imaginez sa famille si elle l’apprenait. Je garde ça pour moi, par héroisme au fond. Ne le dites pas je vous en prie ou tout le monde va être en tabarnak
Je vous l’avoue ici ce soir, oui. Chaque nuit que Dieu nous apporte, j’écoute du ABBA pour m’endormir. Si je n’ai pas d’ABBA, je ne dors pas. Fucké hein? Je ferme les lumières, je me mets sous la couverture et j’appuie sur le bouton play de mon magnétophone que je cache sous mon lit. Et là, jusqu’à ce que je m’endorme, je fais du lipsink, les yeux fermés avec les faces et tout. Fucké hein? Sinon, la seule chose qui peut se substituer à ABBA avant le dodo c’est une pipe. Quand, avec la fille, c’est un trip d’un soir, ça va, mais quand tu veux t’engager à long terme ce n’est pas facile je vous jure. Dire que j’aime ABBA ou me faire faire une pipe; le choix est extrêmement difficile après quelques mois d’une relation. Finalement, je me sacrifie et j’y vais encore pour la pipe parce que je veux épargner ma compagne. Imaginez sa famille si elle l’apprenait. Je garde ça pour moi, par héroisme au fond. Ne le dites pas je vous en prie ou tout le monde va être en tabarnak
L'oeuf
Une fois je ne foutais rien dans mon appart de l’avenue des Écureuils fous. En fait, je ne foutais pas rien parce que tout le monde sait que c’est impossible ne rien foutre. À tout le moins je pensais, donc je ne faisais pas rien. Là je vois le débat se dessiner : Penser, est-ce foutre quelque chose? Si rien de physique, de palpable n’est produit, peut-on dire qu’on a foutu quelque chose? La majorité de nos concitoyens vous dirons que travailler c’est foutre quelque chose, laver son char c’est foutre quelque chose, torcher les p’tits, prendre des cours de macramé, n’importe quoi qui vous empêche de penser est foutre quelque chose. Bien moi, je leur dis merde.
Alors, j’étais debout dans mon salon, la toune Thetawaves de System of a Down crinquée au max, je gueulais avec le chanteur, même si je n’ai aucune idée de ce que lui gueule. J’exécutais une sorte de danse écervelée de tout-seul-au-monde-aucune-barrière-ni-limite quand le téléphone à sonné. J’ai répondu; c’était M. Il m’a demandé ce que je faisais. Je ne fais rien que je lui ai répondu. Sti qu’j’suis menteur. J’aurais du lui répondre que je me pétais la tête sur les murs en me blastant les oreilles avec du System. J’ai raccroché après lui avoir promis que je ferai quelque chose. Je lui ai dis : J’m’en vais me faire cuire un œuf.
Donc, Je suis allé au frigidaire, d’où j’ai sortie deux ou trois œufs durs que j’avais fait bouillir quelques jours avant. Je les ai mis directement au micro-ondes. Étrangement, avant de pitonner la combinaison de chiffres, je me suis demandé si ça pouvait être réchauffé au micro-ondes des œufs. Sans doute ma base de sciences naturelles qui remontait à la surface. Je savais que les ondes peuvent être réfléchies vers un même point selon la forme du récepteur qui en l’occurrence était l’œuf. Bref, j’avais des doutes, mais j’avais faim et mon bid à gagné cette partie. Bip, bip, bip, trente secondes et on verra. Un autre bip et j’ouvre la porte. Je touche l’œuf et il est un peu tiède à mon goût. Mais bon, il semble qu’il n’y ait pas de trouble à cuire un œuf au micro-ondes. Je l’ai remis quinze secondes et je le ressorti tout chaud ensuite. Je me suis dirigé au salon ou la musique continuait à faire branler les murs.
Je me suis assis lentement en posant mon bol sur la table. Évidemment ma chatte est accouru pour venir voir ce avec quoi je me promettais de m’empiffrer. J’ai pris un œuf dans ma main et j’en ai pris une bouchée. C’était, comme vous vous en doutez un peu cahoutchouteux, mais il était chaud et avait bon goût. À la deuxième bouchée, comme je croquais le centre :PATAPAF! Du blanc d’œuf partout calvaire. La table était pleine de morceaux de blanc, ma face, mes cheveux, mon chandail et même la face de Megan en était éclaboussés. Un peu sous le choc, je me suis rendu compte qu’il n’y avait plus rien dans ma main et que oui un œuf ça explose si tu le met au micro-ondes. J’ai tellement ri. Vous auriez dû voir la figure hébétée, pleine de blanc d’oeuf, de ma minoune; ça valait cent piastres
Quand mon pote m’a appelé le lendemain et qu’il m’a demandé ce que j’avais fais la veille, j’avais de la substance à lui fournir : «Ah oui, grosse soirée, j’me suis fait exploser un œuf en pleine face…trop cool»
Alors, j’étais debout dans mon salon, la toune Thetawaves de System of a Down crinquée au max, je gueulais avec le chanteur, même si je n’ai aucune idée de ce que lui gueule. J’exécutais une sorte de danse écervelée de tout-seul-au-monde-aucune-barrière-ni-limite quand le téléphone à sonné. J’ai répondu; c’était M. Il m’a demandé ce que je faisais. Je ne fais rien que je lui ai répondu. Sti qu’j’suis menteur. J’aurais du lui répondre que je me pétais la tête sur les murs en me blastant les oreilles avec du System. J’ai raccroché après lui avoir promis que je ferai quelque chose. Je lui ai dis : J’m’en vais me faire cuire un œuf.
Donc, Je suis allé au frigidaire, d’où j’ai sortie deux ou trois œufs durs que j’avais fait bouillir quelques jours avant. Je les ai mis directement au micro-ondes. Étrangement, avant de pitonner la combinaison de chiffres, je me suis demandé si ça pouvait être réchauffé au micro-ondes des œufs. Sans doute ma base de sciences naturelles qui remontait à la surface. Je savais que les ondes peuvent être réfléchies vers un même point selon la forme du récepteur qui en l’occurrence était l’œuf. Bref, j’avais des doutes, mais j’avais faim et mon bid à gagné cette partie. Bip, bip, bip, trente secondes et on verra. Un autre bip et j’ouvre la porte. Je touche l’œuf et il est un peu tiède à mon goût. Mais bon, il semble qu’il n’y ait pas de trouble à cuire un œuf au micro-ondes. Je l’ai remis quinze secondes et je le ressorti tout chaud ensuite. Je me suis dirigé au salon ou la musique continuait à faire branler les murs.
Je me suis assis lentement en posant mon bol sur la table. Évidemment ma chatte est accouru pour venir voir ce avec quoi je me promettais de m’empiffrer. J’ai pris un œuf dans ma main et j’en ai pris une bouchée. C’était, comme vous vous en doutez un peu cahoutchouteux, mais il était chaud et avait bon goût. À la deuxième bouchée, comme je croquais le centre :PATAPAF! Du blanc d’œuf partout calvaire. La table était pleine de morceaux de blanc, ma face, mes cheveux, mon chandail et même la face de Megan en était éclaboussés. Un peu sous le choc, je me suis rendu compte qu’il n’y avait plus rien dans ma main et que oui un œuf ça explose si tu le met au micro-ondes. J’ai tellement ri. Vous auriez dû voir la figure hébétée, pleine de blanc d’oeuf, de ma minoune; ça valait cent piastres
Quand mon pote m’a appelé le lendemain et qu’il m’a demandé ce que j’avais fais la veille, j’avais de la substance à lui fournir : «Ah oui, grosse soirée, j’me suis fait exploser un œuf en pleine face…trop cool»
samedi 7 novembre 2009
Frigidaire
Je me suis transformé en frigidaire; j’ai fermé la porte, la lumière s’est éteinte et maintenant je garde le froid à l’intérieur. Une chance qu’il y a la p’tite vache qui m’empêche de pourrir et de puer. Je la change à chaque trois mois. Une vache échangée pour une autre vache, c’est de même. Je voudrais bien avoir une p’tite chatte ou une p’tite chouette, mais il n’y en a pas pour moi. J’en ai plein le cul d’la p’tite criss de vache. L’autre jour, j’ai essayé avec un pétard pour faire changement, mais il m’a pété dans la face.
Y’a pas quelqu’un pour m’emplir de trucs frais? Parce que là, il n’y a que de la bière et une montagne de trucs congelés pour m’emplir. Ce sont d’excellents trucs congelés, qui ont été préparés avec des aliments frais, mais, on dirait que personne ne veut en manger, alors je les gardes froids.
Goûtez, dis-je…
Y’a pas quelqu’un pour m’emplir de trucs frais? Parce que là, il n’y a que de la bière et une montagne de trucs congelés pour m’emplir. Ce sont d’excellents trucs congelés, qui ont été préparés avec des aliments frais, mais, on dirait que personne ne veut en manger, alors je les gardes froids.
Goûtez, dis-je…
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