Ta lumière momifiera les spectres
Les ténèbres tu inonderas
Le temps n’arrête pas
Et ta vitesse l’accélérera
Rayonne sur moi, je brillerai
L’univers est infini, si lent
Mais sois prudente, ne crie pas
La frontière est si près
Va droit au but, ne te retourne pas
Point de maux, que cicatrices
Tu sauras tout, tout, tout
Même pourquoi le feu et l’eau
Éclaire la forêt, il reste du bois
Des déplaisirs s’évitent
L’ombre à la rue
Écrasée par la beauté du ciel
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L’amour est fucké, il détraque, il déraille
Pourtant je suis un aimant, mais ça ne colle pas
Je veux voler ou juste planer, et ça ne décolle pas
C’est moi qui suis fucké, j’me détraque, on me raille
Je suis l’aimant qui n’attire pas
Je défie les lois et ne m’en tire pas
Pas d’espace dans la ribambelle
J’en suis coupé, exilé de plus belle
Point d’ange en enfer, ils ne veulent pas d’eux
Impossible, impassible, saugrenu pas de deux
Le noir, le pourpre, la transparence, le diamant brut
Enfouis, trop loin, trop tard, trop azimut
Attraper une étoile avec un filet à papillon
Immerger le brasier, l’éteindre, l’astreindre
Ou regarder le feu ou feindre ou geindre
Je bois la mer, cent pichets, cent gallons
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J’essaie d’entrevoir l’issue de cette solitude qu’au début je m’imposai. J’en suis désormais prisonnier, partie intégrante. Je suis la solitude, le silence. Je l’ai cherché cette chienne, je l’ai désirée. Elle me manquait. Maintenant je me manque. Je me cherche; Mais ou donc est ce sourire? L’aurais-je avalé, digéré, chié?
Je ne sais même plus qui je suis. Je me suis perdu. J’ai perdu cette bataille et avec elle tant de mes valeureux soldats. Mon pays est dévasté. Je l’ai brûlé et mis à sac pour que personne ne viennent profiter de ses précieuses ressources que je voulais garder pour moi seul; Mon eau est corrompue, mon terrain est miné, infertile, sec. La pluie, même ,ne tombe plus et les nuages s’amoncellent, menaçants, et empêchent les rayons du soleil de m’atteindre.
Je voudrais que cette pluie tombe enfin, qu’elle coule sur mon visage, froide et rédemptrice. Je voudrais qu’elle m’inonde, que des torrents submergent chaque partie de mon corps desséché. Je voudrais que cette ondée magnifique me lave, me purifie, me sauve; Qu’elle me ramène à la vie; Qu’elle irrigue mes champs et qu’elle amène au large ces mines que j’ai insolemment disséminer de ça, de là. J’aimerais que ces flots emportent tout avec eux et que seule ma terre humide et fertile demeure.
"Attraper une étoile avec un filet à papillon" Cette phrase est magique. Bravo ! Très beau texte.
RépondreSupprimerJe pense que ta terre est belle et très riche, peut-être qu'un jour y poussera un jardin luxuriant.
RépondreSupprimerAM