La flamme d’un zippo usé sur la mèche longue d’un pétard
mouillé
Le buvard inconscient qui n’essuie pas mais barbouille la
feuille de mes jours présents
Le temps tonitruant à l’envers du silence du soleil,
lunaire, dansant, là-bas
La flamme des jours passés sur la mèche courte d’une bombe à
retardement
Les yeux du chat, du chien, les miens essuyés et les leurs
barbouillés
Moulins d’étoiles éclairant la forêt désenchantée de mes
nuits solitaires, où pousse l’espoir vain de jours merveilleux où bonheurs sont
des fleurs et malheurs des fleurs
Une cour arrière, avant, où j’étais, où le zippo n’allume
pas la glace, où mon moi d’avant revient en arrière, où mes jours passés et
futurs sont présents
Le silence tonitruant d’une forêt lactée, où j’ébruite
la rumeur d’une fleur solitaire
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