lundi 27 juillet 2009

Vancouver, B.C.

Je me suis réveillé marabout ce matin. 4 heures du mat quand mon réveil à sonné. Criss, 4 :00 c’est une heure pour se coucher, pas pour se lever, surtout quand t’as fait la noce jusqu’à 1 heure. Il faut admettre que j’avais pas le choix de m’activer, puisque mon avion décollait à 7. Donc, tout en marmonnant, je me suis levé, j’ai fais mes griffes et mes petits soins, j’ai donné deux trois bisous à Y. et j’ai sauté dans le taxi, direction l’aéropet.

C’était la première fois que je prenais l’avion. Hé oui, à mon âge, faut le faire, je sais, mais ça prend toujours une première fois. Après tout le niaisage qui vient avant, je suis donc monté à bord de l’appareil de la compagnie Westjet. Si je vous disais que j’étais fébrile, je serais menteur. J’étais curieux c’est certain, mais je n’avais aucune appréhension. Je n’avais que des questions du genre : j’peux tu m’servir de mon cellulaire, de mon ordi, de l’internet 3G? J’avais des doutes quand à l’utilisation de mes cossins. J’ai donc demandé à l’agent de bord. Ben hostie, le gars fait la liaison Montréal-Vancouver pis il parle pas un criss de mot de français. Je partais pour aller parler anglais pour les quatre jours suivant, pis lui il me laisse même pas une petite chance. En tout cas, j’ai eu ma réponse quand même, mais ça m’a fait chier. Ensuite à 7 heures cinq précises, le jet s’avance sur la piste. Tout d’abord lentement et en viraillant, pis finalement sur la grande piste, en accélérant jusqu’à me donner un petit feeling. En bout de piste, j’ai senti qu’on levait de terre et ça m’a chatouillé un peu plus. Ensuite, quand, quelques minutes plus tard, nous étions plus haut que les nuages, je me suis endormi pour un gros quinze minutes. Après, j’ai chiâlé dans ma tête tout le long du trajet; encore des bancs qui sont faits pour les schtroumpfs. Par contre je me suis tout de même émerveillé quand j’ai vu enfin poindre les rocheuses; vraiment impressionnant. J’ai aussi été très content d’atterrir pour pouvoir enfin bouger.

J’étais donc enfin rendu sur le sol de Vancouver. Il était 9:15 heure local; ce qui était trop tôt pour aller checker-in à l’hôtel. J’ai décidé de ne rien décider et j’ai pris la navette, direction downtown. Je suis descendu au premier arrêt avec mon seul baguage et je suis partie à pieds dans la direction qui me semblait logique, soit celle qui menait vers les plus gros édifices. J’ai monté lentement Granville Street Mall, et comme c’était dimanche et qu’il était tôt, tout était fermé. Je me sentais vraiment seul; je me demandais ce que je foutais ici tout seul alors qu’à cette heure-ci j’aurais pu me réveiller dans un lit douillet que je connaissais bien avec un ange. Cette ville semblait, comme je l’avais pensé avant, ressemblée à toutes les villes nord-américaines. Je suis difficile à impressionner et je ne dis pas cela pour vous impressionner. J’aurais même sans doute été impressionné d’être impressionné. Quand je suis finalement arrivé au bout de Granville, j’étais rendu au port. Ça m’a tout de même laissé une impression : je me sentais crissement seul. Je me suis assis sur un banc et je me suis allumé une cigarette et j’ai relaxé un peu. J’ai pris des clichés : Une soucoupe volante, un bateau à voile de géant et un héliport tout en bas du belvédère ou j’étais. Après avoir écrasé cette cigarette qui a été si bonne, je suis allé dans une direction quelconque et comme par hasard, je suis tombé sur un guichet de touristes où j’ai obtenu une carte de la ville. Maintenant, ça devenait trop intéressant; je ne savais plus ou me garocher. Comme il était midi, j’ai décidé que le mieux était d’aller porter mon sac d’une tonne à l’hôtel qui était à l’autre bout de la ville et j’ai sauté dans le Sky-Train, direction Burnaby.




























C’est vraiment très bien le Sky-Train, tout comme le transport en commun en général dans cette ville; cela m’a impressionné au plus haut point. Ça m’a sauté au visage dès que je suis arrivé et que j’ai vu pour la première fois de ma vie des trolley-bus; c'est-à-dire des autobus entièrement alimentés par une ligne électrique qui sillonne les rues de la ville. Tout au long de la journée, leur système m’a fait écarquiller les yeux. Il y a même des racks à bicycle à l’avant des bus. Mais le Sky-Train, c’est vraiment parfait parce que les voitures, électriques celles-là aussi, passent par-dessus le trafic et le système est entièrement automatisé et tellement rapide. Là je ne m’ennuyais pas de Montréal, vous pouvez me croire. Je suis donc arrivé à mon hôtel en criant ciseau. J’ai déposé mon sac de deux tonnes et je suis repartie avec le petit sachet qui contenait mon téléphone, mon porte-monnaie, mon kodak et mes cigarettes…














Je suis donc remonté dans le Sky, sachant cette fois à peu près où j’allais. Je suis descendu à la station Burrard, dont le nom est sans doute dérivé de Bérard, et j’ai entrepris de descendre lentement la rue jusqu’à Kitsilano point qui m’avait été conseillé. Bien qu’il faisait chaud en calvaire, je tenais vraiment à faire cela à pieds pour pouvoir vraiment m’imprégner de l’atmosphère de la ville. Ce qui m’a frappé surtout c’est l’aspect similaire des tours, style Hong-Kong. Et comme la ville est truffée de chinois, on se croirait vraiment en Asie par moment. Aussi j’ai été secoué par le nombre de sans-abris qui erre de par la ville; il y en a vraiment beaucoup plus qu’à Montréal. Tout le long de mon trajet, je me sentais encore seul, mais ce n’était pas négatif cette fois. Je trouvais cela dommage de ne pouvoir échanger avec Y. ou M. ou A.B.C.D…J’aurais aimé échanger mes idées avec quelqu’un. Or, les seules personnes avec qui j’ai parlé étaient des gens qui me demandaient leur chemin; Ça n’a pas fait de grandes discussions. Je suis finalement arrivé au pont Burrard que j’ai traversé en admirant la vue sur la baie et enfin j’étais rendu à Kitsilano Beach.














Ce qui se remarque à Kitsilano avant tout est le nombre hallucinant de chien qui s’y trouve; il y avait plus de canins dans l’eau que d’humains; ça m’a aussitôt coupé l’envie de m’y baigner, mais pour la vue sur la baie et la mer, ça valait vraiment le déplacement. Je suis resté là deux bonnes heures à regarder les gens et la mer et à prendre du soleil qui ne reviendra sans doute pas avec moi à Montréal. Un coup toasté, je suis revenu sur mes pas jusqu’au Sky, mais non sans arrêter manger un Japadog qui était une grosse saucisse de porc dans un pain et garni d’un genre de choucroute japonaise, d’échalottes et de sauce teriyaki. C’était vraiment très bon. Ils vendent cela à partir de leur Barbecue qu’ils stationnent sur la rue. Quand H. m’a téléphoné pour me demander ce que je faisais, j’étais bien content de la mystifier en lui disant que je mangeais un japadog au coin des rues Smithe et Burrard. Ensuite j’ai repris le Sky, brûlé, jusqu’à l’hôtel et je vais dormir comme un bébé.















Mais, avant de vous quitter je me dois de mentionner qu’ici les gens sont très gentils et facile d’approche et qu’aussi ils savent conduire en laissant la chance aux piétons de ne pas se faire écraser. Montréalais, apprenons des Vancouverois.

4 commentaires:

  1. Profite en bien, je sais pas combien de fois j'ai pensé a aller rejoindre un de mes chum la-bas. Merci pour les photos, en espérant qu'il y en ai plus la prochaine fois. Take care.

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  2. Je suis tellement jalouse! Amuse-toi!

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  3. J'aime j'aime et j'aime!!
    quelle belle histoire de lire comment tu as vecu ton trip
    Je suis contente que tu aime ca la-bas!
    Ton: "Je suis difficile à impressionner et je ne dis pas cela pour vous impressionner. J’aurais même sans doute été impressionné d’être impressionné" - m'a fait bien rire!

    The closing of the story about Mtl drivers too I liked!
    Enjoy the english, the hotdogs, & OUI RAMENE NOUS LE SOLEIL!
    Shanna

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  4. Oh! J'ai addoré, surtout la partie que les bancs sont faits pour les Schtroumpfs, tu m'as fais rire, merci pour ce petit moment de plaisir à lire sur ton voyage.

    Cecilia

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